Après des semaines éprouvantes de lutte assez infructueuse contre le mur d'indifférence du gouvernement, certains peuvent penser que
toute action supplémentaire est inutile, car vouée à l'échec pour diverses raisons (syndicats frileux, détermination gouvernementale, représailles hiérarchiques...). Pourtant, il faut bien
lire les communiqués.
D'abord, il est important de rappeler que le SNES, bien qu'ambigu, ne désarme pas:
Le SNES appelle à l'action tout au long du mois de juin !
10 juin: grève dans toute l'éducation avec l'ensemble des fonctionnaires
16 juin : journée nationale d'action du second degré
Adresse publique solennelle au gouvernement diffusée à la sortie de l'épreuve de philo, dans les lieux publics, dans les media, rassemblements, manifestations....
17 juin: journée nationale d'action interprofessionnelle (Les modalités dans notre secteur seront choisies en lien avec les
fédérations de fonctionnaires et les secteurs du privé). En tout état de cause, le SNES dépose un préavis de grève.
Ensuite, il faut savoir que le syndicat Sud-Education pose un
préavis de grève pour le 16 juin aussi: lire
ici.
La grève est encore un droit, et elle se fiche du calendrier.
Si un préavis est déposé, aucun souci à être gréviste un jour d'examen.
Autre preuve de détermination SNES, la déclaration d'Aschieri (lire ici:
NouvelObs):
"Cette bataille, on va la continuer en juin, on va la continuer au-delà des vacances", a-t-il promis.
Preuve supplémentaire encore de la nécessité de se bouger, l'action des autres bahuts: lire
ici (forum unitaire cétacé) et encore
ici (site de l'AG Il-de-France). Beaucoup de collègues et d'établissements se sont engagés, et d'autres n'attendent qu'un signe
pour suivre.
Bref, autant de bonnes raisons de s'inquiéter et d'agir. Bien sûr, cela n'enchante personne de devoir en arriver là. Mais le seul responsable est le gouvernement qui, en refusant toute
négociation, nous pousse à cette extrémité.
Ce n'est pas parce que 53% des gens votent pour un type, que du coup, ce dernier peut estimer qu'il a un chèque en blanc et qu'il peut ignorer les 47% restants... Aucun suffrage ne devrait
empêcher qui que ce soit d'exprimer son désaccord, en paroles ou en actes.
D'ailleurs, même à droite, certains, ouvertement, ne cachent pas leur désapprobation, la preuve:
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