Dimanche 18 mai 2008
... ils n'ont pas rigolé à Grenoble!

Preuve que la contestation n'est pas la bienvenue en France en ce moment:


Après l'annonce du Président, Claude Allègre parle du « respect du droit de grève » sur Europe 1 le 17 mai :

« Je suis pour le service maximum, pas seulement minimum. » 

« Je pense que c'est une bonne décision pour arrêter ces grèves à répétition. »

Cette fois c'est dit clairement : l'objectif est bien de décourager l'exercice du droit de grève!

« Je pense qu'à terme ça arrêtera les grèves parce qu'à partir du moment où on verra qu'on ne gêne pas d'une manière terrible les citoyens on verra l'inefficacité de la grève. »  

D'ici là qu'on le revoit bientôt, le chasseur de mammouth, il n'y a qu'un pas.

Par Gustave Eiffel
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Commentaires

« Je pense qu'à terme ça arrêtera les grèves parce qu'à partir du moment où on verra qu'on ne gêne pas d'une manière terrible les citoyens on verra l'inefficacité de la grève. » Truisme, lapalissade, on dira ce qu’on veut il est fort ce Allègre ! Inefficacité de la grève quand il n’y a pas de « gêne » (mais n’y a-t-il pas de plaisir dans la grève ?), lorsqu’il n’y a pas de rapport de force… quand il n’y a pas de grève. Allègre devrait lui aussi rejoindre ses camarades députés ou membres du gouvernement sur les bancs de l’école. La grève correspond à une cessation collective et concertée du travail par les salariés d'une entreprise, d'un secteur économique, d'une catégorie professionnelle ou par extension de tout autre personne productive, souvent à l'initiative de syndicats (mais pas nécessairement). Cette action vise à appuyer les revendications des salariés en faisant pression sur les supérieurs hiérarchiques ou l'employeur (chef d'entreprise ou patron), par la perte de production que la cessation de travail entraîne. Il s'agit d'une épreuve de force, le travailleur n'étant pas rémunéré, pendant que l'employeur perd de l'argent. En ce qui concerne l’administration, celle-ci ne perd pas d’argent – au contraire, elle en dépense moins - mais doit faire face au mécontentement des usagers. Il en ressort que toute grève a pour vocation à engager un rapport de force entre les salariés et l’employeur. Qui dit rapports de force dit actions visant à gêner, perturber voir faire cesser la production du bien ou du service et, par-là même, l’activité de l’entreprise ou de l’administration. Sans rapport de force, il n’y a pas de grève, il n’y a pas de conflit et il n’y a rien… que la routine. Sans institution d’un rapport de force suffisant, la grève échoue souvent : ce fut le cas pour les infirmières qui, pendant plus d’un an, ont campé devant le ministère de la santé pour des résultats nuls. Donc grève = rapport de force = gêne (au sens large). Supprimer la capacité de « gêner », cela revient à supprimer la possibilité d’instaurer un rapport de force, ce qui aboutit à la suppression de la grève. Bref, ce que dit Allègre de manière un peu plus ouverte que ces camarades, c’est la suppression du droit de grève. Droit qui remonte à 1864… avant même la légalisation des syndicats. Ce droit est entré dans le préambule de la Constitution en 1946.
Commentaire n°1 posté par Sylvain le 18/05/2008 à 15h43
C'est très bien, il faut que tout ces jeunes arrentent leur cirque et retournent là où ils doivent être, c'est à dire sur les bancs de l'école!!! Il faut qu'ils apprennent à devenir des citoyens dociles, non grévistes, qui travailleront jusqu'à 70 ans pour 1100 euros par mois..comme leurs profs aussi d'ailleurs! "De toute façon, je ne cèderai pas" et puis "je dis ce que je fais et je fais ce que je dis"...alors...
Commentaire n°2 posté par Nicolas S., président le 18/05/2008 à 18h40

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