Mercredi 11 juin 2008
A Paris, le cortège a rassemblé 4.200 personnes selon la police, 10.000 selon les organisateurs.

Avec des rangs aussi clairsemés dans le cortège, je dois dire que ça sentait un peu le sapin... genre Davy Crockett dans Fort Alamo, si vous voyez ce que je veux dire.

Pourtant, je vous rappelle brièvement le programme du président:


C'est avec ces derniers mots que je vous tire, une fois pour toute, ma révérence... Merci aux attentionnés visiteurs.
Par Gustave Eiffel
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Dimanche 8 juin 2008


Afin de signifier clairement notre détermination à Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy, il est PRIMORDIAL de se mobiliser TOUS en masse ce mardi 10 juin 2008!

Le cortège partira à 14h30 de Gobelins (dans le 13e à Paris),
 vers Sèvres-Babylone.


(en plus, le soleil devrait être de la partie!)

Par Gustave Eiffel
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Jeudi 5 juin 2008
Visite de Sarkozy aujourd'hui 5 juin 2008 dans un collège de Saumur: article de Ouest France


Quelques morceaux choisis commentés:

"Il faut évaluer les enseignants sur les résultats qu'ils obtiennent, et non sur leur capacité à faire appliquer une circulaire ministérielle". 

  ==> la culture du résultat, la rentabilité et le rendement dans l'école, nous y voilà. Mais évaluer sur quels critères? Les bonnes notes mises à nos propres élèves? Leurs résultats aux examens? Et qui se chargera de cette évaluation subjective?

  "Un étudiant sur deux échoue après le bac. Il faut qu'on arrête d'envoyer des jeunes dans des filières où il y a du chomage."
 
==> rentabilité et rendement encore. Arrêtons tout ce qui est inutile (études supérieures, l'art, la littérature, les sciences humaines...) et pas porteur d'emploi, recentrons sur ce qui compte vraiment (envoyons les jeunes à l'usine ou faisons-en des informaticiens pour  ceux qui peuvent, ça, ça sert).

  "Je n'aime pas trop la façon dont on parle des fonctionnaires et des enseignants, mais notre façon de les respecter et de les aimer, c'est de leur parler franchement aussi".

 ==> parfois, les grands enfants que sont les profs font des caprices, alors il faut rester ferme, parce qu'on sait ce qui est bien pour eux. Parler franchement, c'est aussi les mépriser ouvertement dans les média par exemple, en refusant toute négociation ou en multipliant les provocations.

  "C'est un atout incroyable pour les universités de pouvoir choisir leurs enseignants, leur thème de recherche. Et pourquoi ne pas décliner l'autonomie des établissements au niveau de l'enseignement secondaire ? C'est une réflexion qu'on peut mener également."

 ==> Le chef d'établissement qui devient grand patron, le collège/lycée géré comme une entreprise, c'est l'avenir. Pourquoi pas des sponsors privés également? A quand le lycée Panzani? Le collège Danone?

  A la vue de la première banderole, les policiers sont aussitôt intervenus ce matin, pendant la visite du chez d'Etat à Saumur. La FSU du Maine et Loire dénonce "le mépris des autorités à l'égard de ses organisations syndicales représentatives lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Saumur. Une intervention musclée des forces de l'ordre a repoussé les manifestants qui ne devaient pas être visibles sur le parcours présidentiel, parce qu'ils n'étaient pas "venus applaudir". En fait, Nicolas Sarkozy ne veut pas entendre ni voir l'expression des mobilisations qui perdurent depuis plusieurs mois contre sa politique en faveur de l'éducation."

  ==> Comme toujours, je veux bien discuter, mais il faut que vous vous taisiez et surtout que vous soyez d'accord avec moi.
     
Par Gustave Eiffel
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Jeudi 5 juin 2008

Réforme: nom féminin. 1) - Amélioration apportée dans le domaine moral ou social.
 
Ne perdons surtout pas ça de vue!



Xavier Darcos vient de proposer aux organisations syndicales une feuille de route qui servira d'amorce à une discussion sur la réforme du lycée.

Cette ouverture a été obtenue grâce à la pression des mobilisations, en particulier le succès de la grève du 15 mai et de la manifestation nationale du 18 mai. Le ministre ne place plus les discussions, comme cela était prévu initialement, sous la seule contrainte budgétaire. Sa publication est même accompagnée de son engagement à maintenir la voie technologique jusqu'alors très menacée.

Certes, il n'écarte toujours pas le souhait du Président Sarkozy de « réformer pour supprimer des emplois », mais il n'exclut pas non plus la piste « réformer pour améliorer la réussite des jeunes et revaloriser nos métiers ». Pour faire de cette piste une réalité, il faut parvenir à accentuer le rapport de force, afin d'obtenir un vrai poids.

Parmi les syndicats, le SNES a décidé d'entrer dans la discussion, en ajoutant à cet accord trois exigences dans une lettre envoyée au ministre (1 - ouverture de discussions sur la revalorisation de nos métiers, 2 - méthode et calendrier garantissant transparence et possibilité de consulter la profession, 3 - refus de laisser la volonté gouvernementale de supprimer des postes piloter les discussions), rendue publique dans un communiqué de presse.

Par ailleurs, le SNES s'est engagé à ce que, à toutes les étapes, les personnels soient informés, consultés, et à ce que leur expression soit entendue.

L'évolution de ces discussions dépendra du rapport de force et de la pression maintenue par la mobilisation de tous.

Cela signifie qu'il faut, dans l'immédiat, poursuivre l'action tout au long du mois de juin en particulier en commençant par participer massivement à la grève du 10 juin!
Par Gustave Eiffel
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Mercredi 4 juin 2008
Après des semaines éprouvantes de lutte assez infructueuse contre le mur d'indifférence du gouvernement, certains peuvent penser que toute action supplémentaire est inutile, car vouée à l'échec pour diverses raisons (syndicats frileux, détermination gouvernementale, représailles hiérarchiques...). Pourtant, il faut bien lire les communiqués.
 
D'abord, il est important de rappeler que le SNES, bien qu'ambigu, ne désarme pas:
 
Le SNES appelle à l'action  tout au long du mois de juin  !
10 juin: grève dans toute l'éducation avec l'ensemble des fonctionnaires

 16 juin : journée nationale d'action du second degré

Adresse publique solennelle au gouvernement  diffusée à la sortie de l'épreuve de philo, dans les lieux publics, dans les media, rassemblements, manifestations....

17 juin: journée nationale d'action interprofessionnelle (Les modalités dans notre secteur seront choisies en lien avec les fédérations de fonctionnaires et les secteurs du privé). En tout état de cause, le SNES dépose un préavis de grève.

 
Ensuite, il faut savoir que le syndicat Sud-Education pose un préavis de grève pour le 16 juin aussi: lire ici.
 
La grève est encore un droit, et elle se fiche du calendrier.

Si un préavis est déposé, aucun souci à être gréviste un jour d'examen.
 
Autre preuve de détermination SNES, la déclaration d'Aschieri (lire ici: NouvelObs): "Cette bataille, on va la continuer en juin, on va la continuer au-delà des vacances", a-t-il promis.

Preuve supplémentaire encore de la nécessité de se bouger, l'action des autres bahuts: lire ici (forum unitaire cétacé) et encore ici (site de l'AG Il-de-France). Beaucoup de collègues et d'établissements se sont engagés, et d'autres n'attendent qu'un signe pour suivre.
 
Encore un argument: la déclaration de Sarkozy sur la réforme des lycées. La suppression annoncée des IUFM signifie aussi la fin de l'année de stage (adaptation en douceur au métier avec 6h à 8h d'enseignement/semaine seulement), pour mettre les nouveaux collègues devant élèves d'emblée à 18h, après un stage écourté et non-rémunéré... C'est sûr que comme ça, on économise des heures, et aussi des postes. D'autant plus qu'on va les solliciter, ces stagiaires, ainsi que d'autres personnels, pour surveiller le bac, et ainsi permettre la reconquête du mois de juin.
 
Le gouvernement se moque de la pédagogie, ce qui l'intéresse c'est l'argent. L'Education est sacrifiée à l'Economie. Et les vidéos de répression scandaleuse lors de la visite du tiercé Darcos-Dati-Fillon au lycée Paul-Bert à Paris hier devraient achever de vous convaincre.
 
Bref, autant de bonnes raisons de s'inquiéter et d'agir. Bien sûr, cela n'enchante personne de devoir en arriver là. Mais le seul responsable est le gouvernement qui, en refusant toute négociation, nous pousse à cette extrémité.
 
Ce n'est pas parce que 53% des gens votent pour un type, que du coup, ce dernier peut estimer qu'il a un chèque en blanc et qu'il peut ignorer les 47% restants... Aucun suffrage ne devrait empêcher qui que ce soit d'exprimer son désaccord, en paroles ou en actes.

D'ailleurs, même à droite, certains, ouvertement, ne cachent pas leur désapprobation, la preuve:


Sarkozy il faut qu'il parte

Comme aurait dit Desproges, "Etonnant, non?"
Par Gustave Eiffel
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Samedi 31 mai 2008

... elles se répandent, d'autres établissements s'engagent eux aussi sur cette voie. Exemple:

Communiqué du lycée Joliot Curie de Nanterre (92), le 26 mai 2008

Devant le refus persistant du ministre de l’éducation nationale et du gouvernement d’entendre les revendications exprimées depuis des semaines par les lycéens mobilisés, des parents d’élèves notamment ceux de la FCPE et les enseignants lors de multiples journées de grève et de manifestations, les personnels du lycée Joliot-Curie de Nanterre, établissement classé en zone d’éducation prioritaire durement touché par les suppressions de postes, réunis ce jour en assemblée générale,
ont décidé la grève des surveillances, évaluations et corrections des épreuves du baccalauréat.

Autre exemple, l'appel de l'AG Ile-de-France du 27 mai 2008:

 Nous [...] exigeons solennellement du ministre qu’il revienne sur ses mesures avant le début des écrits du bac. Faute de quoi, nous nous engageons à être en grève dés les premières épreuves écrites. 

Rappelons par ailleurs que la grève est un droit, et que ce dernier n'a rien à voir avec le calendrier scolaire, bac ou pas. Rien n'empêche donc de faire grève un jour de surveillance d'épreuve de baccalauréat, de  récupération/restitution de copies, de délibération de jury, d'oral, etc.

Il faut également souligner que toute tentative de limitation du droit de grève -domaine de l'éducation inclus- est inacceptable, et il en va de même en ce qui concerne la liberté d'expression des personnels de l'éducation (comme celle vécue récemment par une directrice d'école, interviewée par Rue89). Certains chefs d'établissements brandissent un "devoir de réserve" pour intimider certains collègues...



Qu'ils se rassurent, ils n'ont transgressé aucun commandement! 

Il y a une obligation de discrétion, mais elle concerne tout à fait autre chose! C'est l'interdiction de rendre publiques des informations confidentielles relevant de la sphère privée, comme les résultats d'un élève, ou sa situation familiale, par exemple.
En aucun cas une prise de position politique sur une réforme en beau milieu d'un mouvement de grève ne tombe sous le coup de l'obligation de discrétion.

Par Gustave Eiffel
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